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Adress : Cultural Triangle of Prespa, Agios Germanos 53077, Prespa, Greece  
Mail adress : ctprespa@acn.gr 
Official website of the NGO : www.ctp.gr
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... and SPP

Adress : Society of Protection of Prespa, Agios Germanos 53077, Prespa, Greece
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Samedi 15 mars 2008
Bonjour vous!

Oui oui oui, ca fait des lustres que je n'ai rien ecrit, je sais...

En tout cas, voila des photos pour votre peine !


Celle la, elle a ete prise a Prespa (desolee pour l'absence d'accents, j'ecris sur un clavier anglais).
Il y a environ 3 semaines, j'ai passe une apres midi a cheval avec deux de mes collocs et un pote fermier.
La vieille bique qui me serre de monture ne revait que de retourner a l'etable avec ses poulains, elle n'acceptait d'avancer que dans la direction de l'etable. Un vrai bonheur. Ceci dit, je me suis bien marree.

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Celle ci date a peu pres du meme moment. Elle a ete prise lors de la soiree carnaval que les volontaires ont organisee dans un bar du coin. Ca a ete un franc succes, et j'ai fini dans un etat d'ebriete defiant la chronique...


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Et voila une photo de moi (dans mon manteau rouge tout neuf !) dans l'encadrure d'une porte de la citadelle d'Halep, en Syrie.
Mi fevrier, je suis partie en Turquie avec Gwen. Notre projet initial etait de pousser jusqu'en Armenie pour rejoindre un pote volontaire la bas. 
En chemin, on s'est rendus compte qu'on n'aurait jamais le temps de parvenir la bas avant la fin de nos vacances, et qu'il faisait un froid de canard la bas.
Alors a la place, on s'est decides pour la Syrie. Le passage de la frontiere a ete un peu difficile, etant donne qu'on avait pas de visa de l'ambassade. Mais on est passes, et OUAH, c'etait bien!


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Ca, c'etait a Istanbul. J'aime cette ville, j'aime cette ville, j'aime cette ville (meme si j'ai l'air con sur la photo) ! 



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...Quelque part dans les montagnes prespiotes (chez moi en Grece, donc), il y a environ deux jours, pour l'anniversaire de Roundos, un pote grec.
Il recommence a faire beau ici, alors on grimpe!


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Ouuuh, j'air l'air bete encore.
Alors ca, c'etait il y a une semaine, pour la parade de Carnaval que nous avons organisee pour les enfants de Prespa. Il faisait un temps de chiotte.



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Ah, tiens, une autre photographie d'Halep (mi fevrier on a dit). Toujours dans l'ancienne citadelle, qui occupe une colline en plein centre de la ville.


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Et pour finir, une photo qui sert a rien, juste pour vous dire: Jusqu'ici, tout va bien (et la, je cite une amie turque rencontree a Istanbul)



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A propos d'amis rencontres a Istanbul, il faut quand meme que je signale qu'en ce moment je fais rencontre interessante sur rencontre interessante, que je suis ravie, encore plus enthousiaste que d'habitude, et que je ne sais meme pas quoi vous raconter de ces derniers mois tellement tout etait interessant !

Alors bonne journee, et a bientot, j'espere !

anne
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Samedi 15 mars 2008

Tadaaaaaaaam! 


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Comme vous vous en doutez, le projet avance bien.

par prespa publié dans : Anne's space
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Mardi 15 janvier 2008

Bonjour vous !

Et bonne année.

J’ai tellement de choses à vous raconter...

 

Commençons par Thermes. Mi décembre, je suis partie avec Gwen. Nous voulions rejoindre un petit village en Thrace, à la frontière bulgare. Ce petit village, il avait la double particularité d’être peuplé de Pomacks (des musulmans parlant un dialecte bulgare), et d’abriter des sources d’eau chaude. L’idée était donc de passer quelques jours à se baigner dans l’eau fumeuse, en regardant la neige tomber sur les montagnes bulgares, et à rencontrer les Pomacks. Et bien on a fait ça, mais pas seulement.

Tout a commencé avec la neige. Le temps était mauvais, les bus ne passaient pas. Alors on a pris le train, et puis on a fait du stop.

On a vus passer des caisses et des caisses de familles gypsies , entassées à 6 dans des tacots boueux et colorés de l’intérieurs par les foulards des femmes. Aucun d’entre eux n’a pu nous prendre. Ils étaient trop nombreux. On a marché, puis un type nous a pris, et on a écouté Dassin.  « L’Eté indien » en plein hiver dans les montagnes Greco-bulgares, c’était…intéressant.

Ensuite on a encore marché, jusqu’à ce que la police nous prenne, et nous amène au village le plus proche. En nous conseillant toutefois vivement  de rentrer à Xanthi (la ville d’où on était parti). On a bu un chocolat, discuté avec le barman, l’ami du barman, l’ami de l’ami du barman, et un type dans la rue qui mettait des chaînes à sa voiture. Celui là allait dans notre direction, alors on est partis avec lui. On est allés jusqu’à Echinos. Petit village dont nous ignorions l’existence, en plein territoire Pomack.

La nuit est tombée pile poil pour notre arrivée là bas. Alors nous sommes entrés dans le premier bistrot  venu, de ceux qui sont remplis d’hommes aux cheveux plus ou moins gris, dont le sol est couvert d’un carrelage marron ou vert, qui pue la clope et dont l’ampoule accrochée au plafond ne fonctionne pas bien.

Là, on a demandé si quelqu’un allait vers Thermes, ou si quelqu’un savait où l’on pourrait passer la nuit. Un des hommes (Ismaïl, il portait des santiags) a répondu « Oui, chez moi ». On était encore debout dans l’entrée du bar, nos sacs sur le dos, les pieds trempés de neige, qu’Ismaïl appelait sa femme (au nom imprononçable) pour lui demander d’allumer le soba et de nous faire à dîner.

Nous avons dîné chez lui, sans chaussures et avec les chaussettes que Galu-Galu (ainsi fût surnommée la femme au nom imprononçable) nous a refilées pour nous réchauffer. On a mangé par terre, dans un grand plateau, à la turque.

Le lendemain, on était devenus les mascottes du village. Les hommes m’ont adorée, parce que j’étais éduquée, que je buvais, que je dessinais, et que j’étais en couple avec Gwen (donc dans une situation respectable). Les femmes ont adoré Gwen, parce qu’il était aimable, qu’il cuisinait, qu’il faisait du crochet, et qu’il était attentionné avec moi.

On passait nos journées dehors, à dessiner, photographier, et parler avec les Pomacks. Beaucoup se définissent comme turcs, certains comme Pomacks, peu comme Bulgares, et aucun comme grec.

Les soirées, on les passait avec les femmes d’abord, dans les maisons à tricoter ; et puis avec les hommes, à jouer au tavli dans les bars en buvant du thé (religion oblige). C’est seulement en fin de soirée, quand on rejoignait la bande des solitaires chez le vendeur de boukatsa (tarte feuilletée si on veut), qu’on buvait du whisky en écoutant de la musique turque.

Les solitaires nous ont emmenés à Thermes, nous péter la panse à manger la meilleure viande du monde, en grillades au citron. On en a profité pour plonger dans l’eau chaude et regarder la neige, et puis on est rentrés, en parlant de la chute du cours du tabac, et de l’exode des Pomacks vers l’Allemagne et la Hollande.

En quittant Echinos, on avait dans les poches des dessins, des pellicules et des pellicules d’argentique, quelques adresses et une idée plus claire sur la situation des Pomacks en Grèce.

On est invités à la Pâque musulmane, au mariage du fils d’Ismaïl avec une Pomack de Turquie, et on sait que la plupart des musulmans là bas ne boivent effectivement pas, mais que leur vice, c’est le jeu.

 

J’ai fini par rejoindre Prespa, et j’ai travaillé comme une dingue jusqu’aux vacances de Noël. Pour  une brochure touristique à designer. J’avais dix jours pour faire 32 pages. Je les ai faites, mais j’ai peu dormi.

 

Pour Noël, mes parents, mon frère et Gwen étaient à Prespa. Mes parents ont remeublé la maison et rangé la cuisine (je parle de réorganisation fondamentale là), mon frère a dévergondé Ludmila (ma nouvelle colocataire slovaque), et Gwen a cuisiné. Ils n’ont pas mis un pied dehors, mais ils sont partis contents.100-0193.jpg100-0207-copie-1.jpg100-0201.jpg

J’ai passé le Nouvel An de bonne humeur. Ceci dit, la soirée était minable.  J’ai loosé dans les rues d’Athènes avec quelques autres gens, sous la pluie, en pensant à mes amis avec lesquels je n’étais pas.

Et puis je suis rentrée et j’ai retrouvé mes colocs. On a continué comme avant 2008, à travailler, à faire la fête, à balbutier du grec et à boire et danser en se disant qu’on s’aime très fort.

undefinedLa semaine dernière, enfin, nous avons distillé notre tsipouro. Depuis Septembre nous faisions cuver des centaines de kilos de raisins (cinq pour être précise), nous allumions des feux près de la cuve pour la réchauffer, nous nous inquiétions, nous attendions impatiemment, et PAF, voilà, ça y est, nous l’avons notre tsipouro. 


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La nuit à la distillerie n’a pas été mémorable. On s’est entassés les uns sur les autres en s’endormant plus ou moins à regarder un filet d’alcool transparent s’écouler d’une grosse cuve en cuivre jusqu’à trois heures du matin.



Et après une deuxième distillation -pour raffiner notre alcool-, nous disposons d’une quarantaine de litres.

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Pour fêter ça, nous avons passé une nuit au Carnaval de Kastoria. Chaque premier weekend de Janvier, la ville de Kastoria organise un grand carnaval dans une petite rue, où tout le monde vient danser, et écouter les brass-bands qui débarquent de tous les Balkans pour l’occasion.

C’était chouette ! On a rencontré un homme avec mille mains, et puis le plus beau des pirates ; on a volé une affiche et on l’a mise dans notre cuisine.

Nous étions arrivés en stop, alors nous avons voulu repartir en stop. C’était audacieux. On a fini par rentrer, mais après une nuit et une matinée pleine de marche et de détours.

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Ca valait le coup. Le lendemain, on est partis faire du bateau. Avec Pelecanos (le distillateur), sur le lac. C’était magnifique. Il nous a raconté des histoires et des histoires sur Prespa et les oiseaux. Certaines étaient vraies. D’autres non, il est un peu mythomane. Et c’était encore mieux comme ça : on l’écoutait comme des enfants avec des yeux émerveillés. Peu importe qu’elles aient vraiment existé, ses histoires : on les a vraiment imaginées.
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Ces jours-ci, je travaille sur le projet Caravane. Ca y est, on a les sous, on va le créer ce spectacle, grâce à des Suédois, des Grecs, des Polonais, des Turcs, des Russes et des Roumains ! (plus une petite équipe hispanico-turquo-slovaquo-franco-polonaise).undefined

Et j’ai fini le premier jet du livre pour enfants. Voilà :D

 

Je vous embrasse

 

anne

par prespa publié dans : Anne's space
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