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Adress : Cultural Triangle of Prespa, Agios Germanos 53077, Prespa, Greece  
Mail adress : ctprespa@acn.gr 
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... and SPP

Adress : Society of Protection of Prespa, Agios Germanos 53077, Prespa, Greece
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Mercredi 5 décembre 2007

C’est l’hiver ! 
L’auvent du jardin s’est rempli de bûches (humides). Alors une heure par jour, je fends des bûches (humides) pour en faire des bûchettes. 
Le soba ronronne sans discontinuer. Dehors il neige des flocons fins sous un soleil froid.

C’est la fin de l’année, j’hiberne sous un monceau de pulls moches en buvant bol de soupe sur théière de tisane, avec une tronche taciturne.


Je pars souvent me balader en montagne.  Ca tombe bien, on a eu pas mal d’invités, à la maison, qui m’ont accompagnée. D’abord Pierre Yves, un ami français. Un futur savant fou aux yeux bleu clair, très beau et mal rasé. 
On a pris le premier chemin qu’on a trouvé, on a rencontré un fermier et ses six chiens, aussi enragés avec nous qu’ils étaient doux avec lui. On a dépassé le fermier et ses chiens, et on s’est retrouvés face à une forêt. Alors  on est entrés, dans la forêt, avec son appareil photo et mes baskets. On a suivi une salamandre, on avançait tout droit à flanc de montagne, en s’accrochant aux troncs pour grimper plus vite, et affronter le sol couvert de feuilles mortes oranges et glissantes.
On a déjeuné sur un plateau, d’où l’on voyait les deux lacs de Prespa, et toutes les montagnes alentour. Les lumières de l’automne et des lacs, c’était… ouah…


Un soir, avec Carolina et sa guitare, Pierre a jonglé pour les enfants, à grands coups de massues enflammées. Les gamins ont adoré. Moi aussi. Il était terrible à s’approcher d’eux, une torche à la main comme un bandit des catacombes romaines, une torche qui finissait sur son nez alors qu’il jouait à l’otarie en écoutant Carol gratouiller sa guitare.

Quand Pierre est parti, Lucas est arrivé. Lucas, c’est un pèlerin suisse. Il est tout jeune (22 ans), il a quitté Zurich il y a quatre mois, et il parcourt l’Europe à pied en allant vers Jérusalem. Drôle de bonhomme. Lui aussi les yeux bleus, et de sacrément jolies fesses. Tomas en bavait d’envie. Faut dire que Tomas n’a pas la moindre fesse à se mettre sous la dent ici. Les homos sont rares.

On a beaucoup parlé avec Lucas, on a marché aussi. On a cueilli de gros champignons (gros comme une main ouverte) qu’on n’a pas mangés, parce que des chanteurs espagnols nous ont dit de ne pas le faire. On les a rencontrés dans une auberge, après une promenade. La chanteuse était drôle. Elle était énorme, très brune, presque brûlée ; elle avait une verrue sur le nez, des paillettes plein le T-shirt, et une voix grave et profonde comme j’en ai rarement entendues. Un des guitaristes était maigre et avait de grosses lunettes, l’autre était rond. Ils avaient tous les deux les cheveux gris. Ils jouaient tous les deux comme des dieux, et Aleksander a joué avec eux, en chantant des trucs slovènes et slovaques.

Le jour suivant, Lucas et moi on est partis, grimper sur un des pics qui dominent Prespa, un beau, un haut, un rocheux. La veille et l’avant-veille il avait neigé, mais tout avait fondu. Ou c’est ce qu’on croyait. On est partis droit devant nous en parlant de son année avec des bergers en Afrique (dans quel pays je sais plus bien), de mes moments passés en Inde, des catacombes et de sa religion.
On a atteint  les rochers du haut, il m’a donné un bâton de rando, toujours en parlant du Christ et de l’Afrique ; on est arrivés dans la neige. 
Ca m’a permis de boire un peu, parce que comme d’habitude j’étais partie sans rien. C’est devenu plus difficile, il faisait froid ; on a continué sous le soleil couchant, et on est arrivé en haut pour voir ce salaud disparaître derrière le lac. Avec la neige et la lumière et l’heure, on se serait crus en Afrique. Puis il a fallu descendre, avant que la nuit tombe.

On a raté, bien sûr, la nuit est tombée tout de suite. On avait l’air con. Il faisait franchement froid, et on ne voyait pas grand-chose. M’enfin, avec les bâtons de randonnée de Lucas,  en regardant les constellations apparaître, on a lentement rejoint la vallée. 
On a fait un bout du chemin les yeux fermés, de toutes façons on voyait plus rien, les bâtons faisaient le boulot. 
On a trouvé une cabane, et un vieil albanais dedans, qui gardait des vaches. Avec sa lampe de poche agonisante, il nous a montré un « chemin » pour rejoindre la route. On a fini par atteindre la maison.

Et Lucas est parti. Je le rejoindrais peut être, en janvier, en Turquie, pour aller camper dans les habitations troglodytes des chrétiens du Xe siècle.

Moi, j’ai filé à Athènes pour le weekend. Gwen lisait un livre sur les Pomacks. Un peuple dispersé entre la Thrace, la Turquie et la Bulgarie surtout. Alors avant Noël, on part en Thrace pour dessiner, se baigner dans les sources chaudes, et discuter avec les gens. Parait qu’ils sont encore mal vus en Grèce, parce qu’ils se sont ralliés aux komitadjis (des « corsaires de terre », rebelles tolérés par le gouvernement qui terrorisaient les zones de montagne aux alentours des frontières pendant la période des guerres civiles) au début du XXe. On verra bien ce qu’ils en disent.

A mon retour, et bien, j’ai travaillé. Je continue à décorer tranquillement le Steki (et à mon grand bonheur ça rend les gens contents), j’ai fait le scénario du bouquin pour enfants, et je bosse sur une brochure touristique à propos de Prespa.
J’espère que je pourrais vous envoyer bientôt les premières pages du conte.


Sam est parti. Avant-hier, il a quitté la chambre pour aller prendre un bateau, qui l’amènera en Italie. A Venise. Moi j’ai fait semblant de dormir, je voulais pas qu’il me dise au revoir. Il m’a pas réveillée, je crois qu’il voulait rien me dire non plus. La porte a claqué, il a crié « Adios Prespa ».

Je me suis levée tôt, et j’ai chamboulé toute la chambre. La place des lits, du soba et du bois, et des fringues. Je veux pas me rappeler de lui en voyant son lit vide.

Avant qu’il ne parte, on a passé une soirée mémorable. Sam avait cuisiné toute la journée, des plats de tous les pays des volontaires. Les plats ne ressemblaient à rien, et surtout pas à ce qu’ils étaient censés être. On a tous dit que c’était bon (c’était pas faux, pour être honnête). On s’est noyés dans la tequila, on s’est battus avec de la farine. Une fois la pièce toute planche, on a émigré vers Playa (le seul bar de nuit de Prespa, donc).  Ca a été une bonne soirée. Carol et moi avons fait la fermeture, accompagnées de Fasoli et Angelos.

Fasoli, c’est le surnom du voisin d’en face. Ca veut dire haricot en grec. Le gars est beau, mais horriblement prétentieux. Angelos, lui, est prétentieux, mais pas beau. J’ai fui ses avances par la porte de l’arrière salle, ce qui a bien fait rire Carol (faut dire que c’était drôle).

 

Tout va au mieux dans le meilleur des mondes possibles, ou pas loin. Je vous embrasse,

 

anne

par prespa publié dans : Anne's space
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Mercredi 5 décembre 2007
Lucyna's:

The party on Saturday was something I was looking forward to. Ok, that's true I was the first one that left Playa...but some knows why... The lack of No.1 and EVEN No.2 was too hard to take...lol

Anyway we started with a dinner prepared by our Honey-Darling-Banana-That-Is-Gone-Now and I basically missed all the preparation as was preparing myself to go out. But no one can say how big surprise it was for me to see: 'Pierogi' made by Caro, Tomas and Sam... afterwards.  I was in the blue moon so instead of help I kept on taking pictures... (
Anne here u can paste a picure

 


For a dinner there were Renee, Rundo-O-Papus, Francoise, Aleksander with Azra.  Fotini passed by later just to bring us some Spanish sweets so I gave her a kiss which was taken too serious than the meaning was.

somehow we started a ...flour-fight. But well was that a problem for anyone? Not really, full of flour, 5 minutes later we were in Playa dancing alone as there was noone to dance with us. Hmmm typical, we are in Greece, right? (or does anyone think it was a matter of us and flour?) No...let's better blame Greek guys:-)

The best part was on the next day- Sunday...it was great to hear about new adventures of Anne and Caro at 5 in the morning...

Carolina's:

I'm forced by my dear housemates to to write something about the saturday paaaarty (as only madame can pronunce it). What can I say? Ok, I will go point by point is my only way of put in order my ideas:

1/ Nice time cooking with our Sammy, honey...beers,music, tequila, it was so nice cook while madame was using the beer for some beauty staff and Anne was trying to avoid the kitchen... 






2/Madame impress everybody with her "casual" clothes and with the best tights in Prespa.

















3/The dinner start. The food is called in a way that is not finnaly what it was soppossed to be. Musaka is not the real musaka, the polish thing are not exactly polish and the spanish thing is so faraway from catalunya that is more turkish than spanish...Anyway we love Samm and we told him that everything is so good and that the only problem is just a confussion with the names...the best the crepes of francois and the spannish potates of tomas with the magic touch of uncle's benn (or whatever). 





4/ [...] Anne, Tomas and Sammy are jummping on the sofa...



5/ Flour, flour, flour everywhere....



6/moretequila and more flour, let's go to playa!!But before Fotini bring us a very beautiful present POLVORONES! now we can go!!! 









7/Sam stop in the church with the bottle of wine. He use his super power to go up in less than 10 seconds. We live him with his toughts...

8/We arrive playa, beers...dance...

9/dance beers..Mijalis, anestis and ?, we dance!





10/ Finally just Anne, super fa, ugly angelous and me... peanuts (buaj) beers, and I can't remember anything more...strange conversations...jejeje








Tomas':


Ohhhhh! Samy left Prespa!!! We had a very nice party. I even went to Plagia, this one an exception!!! hehehe. We got loads of food from every country we come from, but in different versions, anyway there were great, thanks Sam!
And I manage not to get drunk with Tequila!!!!!!
We should have more parties like this but without anyone leaving!
Next time I will dress as a diva as our Madame! I need your heels!!!!!


Anne's:

Everything began  with the cooking time. So, I wasn't there. 

But when I arrived, there was some strange things on the table: polish pasta fool of cabbage (and not really eatable), slovenia potatoes which looked more like soup, mousaka seeming to be a beef mash, and other wonderful things.
(On the photograph, look especially at the left light brown thing...ans guess what it is.)



Strange, but not so bad. As the present we made to Sam (photographs on wool strings).













We ate, then, and because of the strange effect of this strange food, we all began a big flour fight. Hm, no one won I'm afraid. Or just Thanos won a lot of flour in Playa, where we went a bit later.

We danced, we danced, with Michalis and Anestis, two youngs who often go to the Steki (and that's a big deal, BELIEVE ME! -or if you don't, TRUST ME!-)

Oh, I forgot, before to dance in Playa, we danced at home! ...on Thanassis Papakonstantinos :D




















Then Madame left us, completely desesperated by the people there (or not there). Then, one by one, everyone left actually, and we stayed, Carol, Fasoli (what a pretentious!), an uggly friend of Fasoli, and me (poor me).
...well, after a while, I just ran away by the emergency door of the kitchen! (but not without obstacle, and now my enckle is hurted)
Funny night.

par prespa publié dans : Living diary
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Jeudi 29 novembre 2007

ATTENTION

Le dictateur Samuel Viavant vient d'être retrouvé dans la petite région de Prespa au Nord de la grèce. Cela fait maintenant plus de 10 mois que la police française est aux trousses de cet homme. Pendant des mois, les autorités françaises n'ont pu arrêter le dictateur de Presbec. Aujourd'hui, tout son gouvernement (un groupe de rebelles français) a été neutralisé un peu partout en France, alors qu'ils étaient en mission. Il ne reste plus qu'un petit groupe de rebelles en Grèce, nous ne connaissons pas leur identité, à part son bras droit le commandant Gwenaël le Bras (ancien leader dans le groupe armé pour la libération de la Bretagne) qui se trouve désormais à Athènes. Soyez vigilants, cet homme peut être dangeureux, un nouveau terroriste est en train de s'installer dans la capitale. Selon nos informateurs, il y aurait aussi un indic à Volos. Le reste des dirigeants est encore à Prespa, mais ils sont coriaces, en particulier un certain colonel Pisant qui fait du trafique d'armes avec l'Albanie.

 
Désormais, c'est la fin de ce groupe de terroristes, le dictateur Samuel Viavant est neutralisé et son idée un peu folle de Presbec n'est plus qu'un lointain souvenir. Il devrait rejoindre la prison de Pannecé (campagne Nantaise) le 8 Décembre où tous les dispositifs ont été mis en place pour la venue d'un des plus grands terroristes de notre décennie.
Dernièrement il a annoncé à la presse qu'il ne s'arrêterait pas là, "cette simple arrestation ne peut venir au bout d'un ahuri comme moi". Voulant la peau de notre cher président, désormais il va devoir s'y habituer, mais attention, cet homme est très malin et il risque d'échapper encore à nos forces de l'ordre, "je ne risque rien avec la police française tant que je ne suis pas en scooter..." a-t'il déclaré il y a deux jours.
par prespa publié dans : Anne's space
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